La conspiration du borax
La fin du remède contre l'arthrose

Publié par Walter Last dans le magazine Nexus n° 42, août-septembre 2012, sous le titre : « La conspiration du borax : la fin du traitement de l'arthrose »

Lien vers la publication originale (en allemand) : https://www.dr-minas.de/tl_files/Downloads/Boraxverschwoerung.pdf

Publication sur mon site avec l'aimable autorisation du magazine NEXUS Allemagne, Eckartsbergaer Str. 20, D-99518 Bad Sulza

Je te présente ci-dessous les mots-clés les plus importants que tu trouveras dans cet article :

artériosclérose, arthrose, polyarthrite rhumatoïde, cancer du sein, infections à Candida, désinfectant, inflammations, énergie, symptômes de fatigue, épuisement chronique, fibromyalgie, mycose des pieds, mémoire, santé des os et des articulations, rhumatisme articulaire, douleurs articulaires, raideur articulaire, sens de l’équilibre, cataracte, problèmes cardiaques, fractures de la hanche, traitement de la candidose, douleurs de l’articulation temporo-mandibulaire, fractures osseuses, amélioration de la qualité osseuse, syndrome de l’intestin perméable, lupus, relaxation musculaire, tensions musculaires, insuffisance surrénale, neuropathie, calculs rénaux, ostéoporose, taux d’œstrogènes, troubles prémenstruels, cancer de la prostate, tumeurs de la prostate, rosacée, maux de dos, thyroïde, cancer de la thyroïde, douleurs, psoriasis, gonflements, taux d’hormones sexuelles, amélioration de la vue, augmentation du taux de testostérone, propriétés antitumorales, infertilité, symptômes de vaginite, ménopause, intéressant en cas de lésions dentaires, régulation des fonctions des membranes cellulaires, essentiel à la stabilité et au bon fonctionnement des parois cellulaires, glande pinéale

Walter Last

Un simple remède maison d’autrefois semble avoir le potentiel de ruiner les affaires de l’industrie pharmaceutique. C’est sans doute pour cette raison qu’il figure désormais sur la liste noire.

Il est difficile d’imaginer qu’un simple insecticide et tensioactif pour lessive appelé « borax » puisse à lui seul faire s’effondrer l’ensemble de notre système économique. Mais pas d’inquiétude : le danger a été identifié et les mesures nécessaires ont été prises. La situation est sous contrôle.

Si vous lisez l'article en entier, vous comprendrez ce que je veux dire. Je vais d'abord vous donner quelques notions de base. Le borax est un minéral naturel qui est extrait et transformé en divers composés du bore. Les principaux gisements se trouvent en Turquie et en Californie. Les noms chimiques corrects sont « tétraborate de sodium décahydraté », « tétraborate disodique décahydraté » ou simplement « borate de sodium ». Le tétraborate disodique décahydraté signifie que le borax est composé de deux atomes de sodium, d’un noyau de quatre atomes de bore et de dix (parfois moins) molécules d’eau de cristallisation. Le borax est donc le sel de sodium de l’acide borique faible. En raison de la présence de sodium, une solution de borax présente un pH compris entre 9 et 10 (le pH 7 étant neutre) ; elle est donc fortement alcaline. Dans l’estomac, le borax réagit avec l’acide chlorhydrique pour former de l’acide borique et du chlorure de sodium. Les composés du bore sont éliminés rapidement et presque entièrement par l’urine. Le borax contient 11,3 % de bore, contre 17,5 % pour l’acide borique. Autrefois, l’acide borique était couramment utilisé pour la conservation des aliments. Aujourd’hui, son utilisation à cette fin est interdite dans la plupart des pays ; le commerce de l’acide borique est interdit en Australie et dans d’autres pays.

Dans le milieu de la médecine conventionnelle, on ignore si le bore est indispensable à l’être humain. Les résultats de la recherche suggèrent toutefois que nous en avons besoin. Cela n’a pas été facile à déterminer, car le bore est présent dans toutes les plantes et tous les aliments non transformés. Une alimentation comprenant suffisamment de fruits et légumes frais nous apporte entre deux et cinq milligrammes de bore par jour, cette quantité dépendant également du lieu et du mode de culture des aliments.

Or, les habitants des pays occidentaux n’en consomment en moyenne qu’un à deux milligrammes par jour. Les patients hospitalisés peuvent, dans certains cas, n’en recevoir que 0,25 milligramme par jour. Les engrais chimiques entravent l’absorption de ce minéral présent dans le sol. Une pomme bio issue d’une région de culture aux sols fertiles peut contenir jusqu’à 20 milligrammes de bore, contre seulement un milligramme pour une pomme cultivée avec des engrais conventionnels. En raison des engrais chimiques et d’une alimentation de mauvaise qualité, nous consommons aujourd’hui beaucoup moins de bore qu’il y a 50 ou 100 ans.

De plus, les méthodes de cuisson malsaines réduisent la biodisponibilité du bore dans les aliments. L'eau de cuisson des légumes contient une grande partie des minéraux, mais elle est souvent jetée, tant à la maison que lors de la transformation industrielle. L'acide phytique présent dans les produits de boulangerie, les céréales et les légumineuses cuites peut fortement limiter cette biodisponibilité. L'intolérance au gluten et la prolifération des levures (Candida) entravent l'absorption des minéraux. Globalement, les problèmes de santé liés à une carence en bore sont donc aujourd'hui assez fréquents.

Effets sur la santé

Le borax et l'acide borique ont en principe le même effet : ils possèdent un fort pouvoir désinfectant, notamment contre les champignons et les virus, mais n'ont qu'une faible action antibactérienne. Chez les plantes et les animaux, le bore est essentiel à la stabilité et au bon fonctionnement des parois cellulaires, ainsi qu'à la transmission des signaux à travers les membranes cellulaires.

Le bore est stocké et réparti dans tout l'organisme. C'est dans les parathyroïdes qu'on le trouve en plus grande concentration, suivies des os et de l'émail dentaire. Le bore est indispensable à la santé des os et des articulations. Grâce à son action sur les parathyroïdes, il régule l'absorption et le métabolisme du calcium, du magnésium et du phosphore. Le bore est donc tout aussi important pour les parathyroïdes que l'iode l'est pour la thyroïde.

Une carence en bore provoque une hyperactivité des glandes parathyroïdes, qui sécrètent alors une quantité excessive de leur hormone. Cette hormone libère du calcium provenant des os et des dents, ce qui entraîne une augmentation du taux de calcium dans le sang. Cela conduit à l'arthrose articulaire et à d'autres formes d'arthrose et d'arthrite, ainsi qu'à l'ostéoporose et à des lésions dentaires. Avec l'âge, des taux élevés de calcium entraînent une calcification des tissus mous, ce qui provoque des tensions musculaires et une raideur articulaire. De même, les artères et les glandes endocrines, en particulier la glande pinéale et les ovaires, se calcifient. Des calculs rénaux et une calcification rénale peuvent également survenir, ce qui conduit finalement à une insuffisance rénale. Une carence en bore associée à une carence en magnésium est particulièrement néfaste pour les os et les dents.

Le bore influence le métabolisme des hormones stéroïdes, en particulier celui des hormones sexuelles. Chez les hommes, il augmente le taux de testostérone, tandis que chez les femmes ménopausées, il augmente le taux d’œstrogènes. Il participe également à la transformation de la vitamine D en sa forme active. Il aide l’organisme à mieux stocker le calcium dans les os et les dents, plutôt que de provoquer des calcifications dans les tissus mous. D'autres effets bénéfiques ont également été rapportés. On a ainsi constaté une amélioration des troubles cardiaques et du psoriasis, un renforcement de la vue, du sens de l'équilibre et de la mémoire, ainsi qu'une amélioration des capacités cognitives.

Le chercheur allemand en oncologie, le Dr Paul-Gerhard Seeger, a pu démontrer que les cancers commencent généralement par une dégradation des membranes cellulaires. Le bore étant essentiel au bon fonctionnement des membranes cellulaires, la carence en bore, aujourd’hui très répandue, pourrait constituer un facteur déclencheur sérieux de la croissance tumorale. Les composés du bore possèdent des propriétés antitumorales et constituent « des principes actifs puissants contre l’ostéoporose et les inflammations. Ils ont un effet hypolipidémiant, anticoagulant et préviennent la dégénérescence des tissus ». 1

Ce bref aperçu suffit à illustrer l’étendue de l’influence du bore sur notre santé. Je souhaiterais décrire plus en détail certains aspects ci-après.

La cure contre l'arthrose de Rex Newnham

Dans les années 1960, le Dr Rex Newnham, ostéopathe et naturopathe, a développé de l’arthrose. Il travaillait alors comme pédologue et phytologue à l’université de Perth, en Australie. La médecine conventionnelle ne lui a pas été d’un grand secours. Grâce à ses connaissances en biochimie végétale, il a pu identifier la cause de sa maladie. Il avait remarqué que les plantes de sa région présentaient d’importantes carences en minéraux, et il savait que le bore favorisait le métabolisme calcique des plantes. Il décida donc, à titre expérimental, de prendre 30 milligrammes de borax par jour. En l’espace de trois semaines, ses douleurs, ses gonflements et sa raideur articulaire avaient disparu.

Il fit part de sa découverte aux autorités sanitaires et aux facultés de médecine, mais personne ne s’y intéressa. D’autres patients atteints d’arthrose furent toutefois ravis de ses effets. Certains craignaient cependant de prendre un produit dont l’emballage portait une mise en garde contre la toxicité et qui était en réalité destiné à lutter contre les fourmis et les cafards. Newnham fit finalement fabriquer des comprimés contenant une dose sûre et efficace de borax.

Grâce au seul bouche-à-oreille, il a vendu 10 000 flacons de comprimés par mois au cours des cinq années suivantes. Ne parvenant plus à faire face à l’afflux de demandes, il a confié la commercialisation à un fabricant de médicaments. Ce fut une grave erreur. On lui a fait comprendre que son produit allait supplanter des médicaments plus chers et entraîner une baisse des bénéfices de l’industrie. En 1981, des représentants de l’industrie pharmaceutique siégeant au sein des commissions de la santé australiennes ont réussi à faire adopter un règlement déclarant le bore et ses composés toxiques, quelle que soit leur concentration. Newnham a dû payer une amende de 1 000 dollars pour vente de substances toxiques, et la diffusion de son remède contre l’arthrose en Australie a été efficacement stoppée. 2

Il a ensuite publié plusieurs articles scientifiques sur le borax et l'arthrose. L'un d'entre eux décrivait un essai en double aveugle mené au milieu des années 1980 au Royal Melbourne Hospital. Chez 70 % des participants ayant mené l'essai à son terme, les symptômes s'étaient nettement améliorés, contre seulement 12 % dans le groupe placebo. Aucun effet indésirable n'a été observé. Certains patients ont toutefois signalé que leurs problèmes cardiaques s'étaient également améliorés. Dans l'ensemble, on a constaté une amélioration de l'état général et une diminution des symptômes de fatigue. 3

Les recherches ultérieures de Newnham ont principalement porté sur le lien entre l’arthrose et la teneur en bore du sol. Il a par exemple découvert que les sols des îles où la culture de la canne à sucre est traditionnelle contiennent très peu de bore en raison d’une utilisation massive et prolongée d’engrais. La Jamaïque présente les taux les plus bas, et 70 % de la population y souffre effectivement d’arthrose. Newnham a remarqué que même la plupart des chiens y boitaient. À Maurice également, les sols sont très pauvres en bore, et le taux d’arthrose y est de 50 %. La population de ces pays consomme moins d’un milligramme de bore par jour. La comparaison entre la population autochtone des îles Fidji et les immigrants indiens est particulièrement intéressante. Le taux d’arthrose chez les habitants d’origine indienne est estimé à environ 40 %. Ils consomment beaucoup de riz, cultivé à l’aide d’engrais. En revanche, la population autochtone (taux d’arthrose de 10 %) se nourrit principalement de légumes-racines riches en amidon, cultivés à titre privé et sans utilisation d’engrais.

Les sols aux États-Unis, en Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande présentent généralement une teneur moyenne en bore. La population consomme environ un à deux milligrammes de bore par jour, et le taux d'arthrose est d'environ 20 %. Les sols et l’eau potable de la ville de Carnavon, en Australie-Occidentale, présentent toutefois une teneur élevée en bore. Seul 1 % des habitants souffre d’arthrose. La situation est similaire dans une localité appelée Ngawha Springs, en Nouvelle-Zélande. La source minérale qui s’y trouve est riche en bore et est réputée pour ses vertus curatives contre l’arthrose. En effet, toutes les stations thermales spécialisées dans les maladies articulaires présentent des teneurs en bore très élevées. En Israël également, ces teneurs sont largement supérieures à la moyenne : la population y consomme environ cinq à huit milligrammes de bore par jour et affiche un taux d’arthrose très faible, compris entre 0,5 et 1 %.

Knochenanalysen ergaben, dass von Arthrose befallene Gelenke und die daran angrenzenden Knochen nur halb so viel Bor enthalten wie gesunde Gelenke. Ebenso weist die Synovialflüssigkeit – die „Gelenkkapselschmiere“, die auch die Knorpel mit Nährstoffen versorgt – einen geringen Borgehalt auf, wenn das Gelenk von Arthrose befallen ist. Durch eine Nahrungsmittelergänzung mit Bor wurden die Knochen deutlich härter als gewöhnlich, und Chirurgen hatten bei Operationen größere Probleme, sie durchzusägen. Mit zusätzlichem Bor heilen bei Mensch und Tier Knochenfrakturen in etwa der halben Zeit aus. Pferde und Hunde mit gebrochenen Beinen, selbst mit Hüftfrakturen, genasen vollständig.

Le borax est également efficace contre d’autres affections, telles que la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile et le lupus (lupus érythémateux disséminé). Le Dr Newnham a notamment traité une patiente âgée de neuf mois qui souffrait d’arthrite juvénile. Il a réussi à la guérir en l’espace de deux semaines.

Newnham a écrit que les patients sont généralement soulagés de leurs douleurs, de leurs gonflements et de leur raideur articulaire en un à trois mois. Ils peuvent ensuite réduire la prise de trois comprimés de borax (de trois milligrammes chacun) à un seul par jour, à titre de dose d'entretien, afin de prévenir l'arthrose à l'avenir. Il a noté que les patients atteints de rhumatisme articulaire présentaient souvent une réaction de Herxheimer, ce qui devait toujours être considéré comme un bon signe. Ils doivent surmonter cette réaction, et au bout de deux à trois semaines supplémentaires, les symptômes de la maladie disparaissent. 4,5

Je trouve cela aussi intéressant que surprenant. La réaction de Herxheimer consiste en une aggravation initiale des symptômes, accompagnée d’une intensification des douleurs. L’organisme réagit ainsi aux toxines libérées par les agents pathogènes éliminés (Candida et mycoplasmes). Elle survient très fréquemment lors d’un traitement antimicrobien, et le borax est sans aucun doute un fongicide exceptionnellement efficace. Je suis toutefois surpris que l’effet fongicide se manifeste dès une dose aussi faible que 75 à 90 milligrammes. Il est tout aussi étonnant de constater qu’une réaction de Herxheimer est observée chez jusqu’à 30 % des patients atteints d’arthrose (ostéoarthrite). Cela suggère que la frontière entre l’arthrose et les rhumatismes articulaires n’est pas clairement définie. Dans les cas particulièrement résistants, je recommande l’utilisation d’agents antimicrobiens supplémentaires. Concernant les cofacteurs dans le traitement de l’arthrose, je vous invite à consulter également mon article (en anglais) « Arthritis and Rheumatism » 6 et la brochure « Overcoming Arthritis » 7.

L'ostéoporose et les hormones sexuelles

Une carence en bore entraîne une perte importante de calcium et de magnésium dans l'urine. Le bore permet de réduire de près de 50 % la perte quotidienne de calcium. Ce calcium provient principalement des dents et des os. La carence en bore pourrait même être le facteur le plus important dans le développement de l'ostéoporose et des lésions dentaires.

Selon les estimations, 55 % des Américains de plus de 50 ans souffrent d'ostéoporose, dont environ 80 % sont des femmes. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois et un homme sur douze de plus de 50 ans sont atteints d’ostéoporose. Cela entraîne chaque année des millions de fractures. Des rats atteints d’ostéoporose ont reçu un complément de bore pendant 30 jours. À l’issue de cette période, la qualité de leurs os était comparable à celle d’un groupe témoin en bonne santé, ainsi qu’à celle d’un groupe traité à l’œstradiol. 8

L'amélioration de la qualité osseuse repose apparemment sur deux effets liés : l'augmentation de la teneur en bore rend les os plus durs, tandis que le rétablissement d'un taux normal d'hormones sexuelles stimule la croissance osseuse. Le faible taux d'œstrogènes après la ménopause est probablement la principale raison pour laquelle tant de femmes âgées souffrent d'ostéoporose. Chez les hommes, le taux de testostérone diminue plus lentement, ce qui explique que ce groupe de patients ne développe l’ostéoporose que plus tardivement.

Des recherches ont entre-temps montré que la supplémentation en bore chez les femmes ménopausées double le taux sanguin de la forme d’œstrogène la plus active. Le 17-bêta-estradiol atteint ainsi des valeurs similaires à celles observées lors des traitements hormonaux substitutifs. Les taux de testostérone ont également plus que doublé.⁹ Un traitement hormonal substitutif augmente toutefois le risque de cancer du sein et de cancer de l’endomètre. Lorsque l’organisme produit lui-même les hormones (comme c’est le cas lors de la prise de bore), cela ne semble pas se produire.

Certaines femmes souffrent de troubles prémenstruels dus à un taux d'œstrogènes trop élevé et à un taux de progestérone trop bas, et hésitent donc à prendre du bore. À ce jour, je ne dispose d’aucune indication suggérant que le bore fasse grimper le taux d’œstrogènes au-delà de la normale. Le bore a probablement un effet équilibrant similaire à celui de la poudre de racine de maca sur les taux d’hormones sexuelles. La maca agit sur l’hypophyse, ce qui entraîne une augmentation des taux hormonaux. Elle a un effet équilibrant et semble également stimuler, si nécessaire, la production endogène de progestérone.

Une nouvelle étude menée auprès d’hommes d’âge moyen (29 à 50 ans) montre que le taux sanguin de testostérone libre – la forme la plus importante de cette hormone – avait augmenté d’un tiers après que les participants eurent reçu quotidiennement environ 100 milligrammes de borax pendant une semaine. 10. Cela présente un intérêt particulier pour les bodybuilders.
La médecine conventionnelle prescrit généralement aux hommes atteints d'un cancer de la prostate une « castration chimique » afin de réduire leur taux de testostérone. Des essais menés avec le bore montrent en revanche qu'un taux de testostérone élevé est plus bénéfique, car il provoque une régression des tumeurs de la prostate. Cela entraîne également une baisse du taux sanguin de l’antigène prostatique spécifique (PSA), considéré comme un indicateur de tumeurs et d’inflammations au niveau de la prostate. Il semble également qu’un taux accru d’hormones sexuelles soit en partie responsable de l’amélioration notable des capacités mémorielles et cognitives chez les personnes âgées, tout comme de l’amélioration des fonctions membranaires des cellules cérébrales. 11

On m’a posé des questions sur la supplémentation en bore chez les femmes atteintes d’un cancer du sein sensible aux œstrogènes. Le cancer du sein est lié à des calcifications dans le sein. À mon avis, il est plus important d’équilibrer le métabolisme du calcium et du magnésium et de soutenir les fonctions membranaires des cellules que de se laisser limiter dans le choix du traitement par une approche médicale potentiellement erronée. Cela d’autant plus que je pense que le cancer peut généralement être maîtrisé grâce à un traitement antimicrobien à long terme. Dans de tels cas, je recommanderais à la fois le bore et la maca.

Candidose et fluorure

En raison de ses excellentes propriétés fongicides, le borax est également utilisé dans le traitement de la candidose. Le site www.earthclinic.com propose un forum contenant de nombreuses informations intéressantes sur le borax. 12. Les personnes minces ou de poids normal prennent quotidiennement 1/8 de cuillère à café de poudre de borax dissoute dans un litre d’eau ; les personnes en surpoids, 1/4 de cuillère à café. La solution est bue tout au long de la journée, quatre à cinq jours par semaine, aussi longtemps que nécessaire.

De nombreux membres du forum rapportent que le borax les a beaucoup aidés, allant même jusqu'à la guérison. Prenons par exemple le message suivant :

« Je souffre moi aussi de psoriasis ; mes douleurs articulaires sont sans doute dues à une arthrite psoriasique naissante. Quand j’ai lu des commentaires sur le borax ici, sur le forum, je me suis dit que j’allais l’essayer. Oh mon Dieu ! Au bout d’une journée, les douleurs dans mes genoux avaient disparu ! […] Le psoriasis aussi a l’air de s’améliorer considérablement après deux jours de traitement au borax. J’en prends 1/4 de cuillère à café dans un litre d’eau par jour. »

Un autre membre évoque la mycose des pieds dont souffre un de ses amis :

« Il s’est frotté les pieds mouillés avec une poignée de (borax), et les démangeaisons ont apparemment cessé immédiatement. Il en est resté sans voix. Quand je lui ai posé des questions sur sa mycose quelques semaines plus tard, il m’a répondu : « Waouh, elle n’est jamais revenue depuis ! » Ce produit l’a complètement guéri !!! »

On trouve également des commentaires élogieux sur son efficacité contre les mycoses vaginales. Le borax semble en effet plus efficace que d'autres remèdes dans ce cas. En général, on remplit une grande gélule de gélatine avec du borax ou de l’acide borique, puis on l’introduit au moment du coucher. Ce traitement est répété chaque nuit pendant une durée pouvant aller jusqu’à deux semaines. Il est également possible de mélanger la poudre à de l’huile de coco refroidie et solidifiée pour en faire un comprimé ou un suppositoire. Les témoignages positifs concernant le traitement des mycoses vaginales sont corroborés par une nouvelle étude 13.

L’acide borique (une gélule entière) s’est même révélé efficace contre les infections à Candida résistantes aux médicaments, ainsi que contre toutes les bactéries pathogènes testées. En raison de sa forte dilution, un lavage ou une douche vaginale n’est probablement pas assez efficace contre les bactéries et les Candida résistants, mais devrait suffire en cas d’infection à Candida normale. Le borax s’est avéré plus efficace que l’acide borique en raison de son alcalinité.

Chez les personnes en bonne santé, les Candida sont des levures ovales inoffensives. Dans des conditions défavorables, elles forment des chaînes de cellules allongées (pseudo-hyphes), puis finissent par donner naissance à des structures cellulaires très invasives, longues, tubulaires ou filiformes (hyphes). Celles-ci endommagent la paroi intestinale et provoquent des inflammations ainsi que ce qu’on appelle le « syndrome de l’intestin perméable ». La paroi intestinale devient alors perméable aux produits microbiens et aux protéines mal digérées. On retrouve des pseudo-hyphes et des hyphes dans le sang des patients atteints de cancer et de maladies auto-immunes. Les Candida peuvent également former des couches de biofilm résistantes. La même étude montre que l’acide borique et le borax inhibent la formation de biofilm, ainsi que la transformation de cellules de levure inoffensives en hyphes invasifs. Dans des articles précédents, j’ai décrit que ces processus, principalement déclenchés par les antibiotiques, constituent une cause fondamentale de la plupart des maladies modernes. Cela fait de l’acide borique et du borax des remèdes essentiels. Mais pour bien d’autres raisons encore, on ne saurait trop les valoriser.

Une expertise scientifique datant de 2011 a révélé que « […] l’acide borique constitue une alternative sûre et économique pour les femmes présentant des symptômes de vaginite récurrents et chroniques, lorsque les méthodes de traitement conventionnelles échouent. » 14.

S’il est tellement plus efficace que les médicaments traditionnels, pourquoi ne pas utiliser d’emblée l’acide borique comme traitement de premier choix ? Ou le borax, encore plus efficace ?

Une autre étude menée en Turquie 15 atteste que l’acide borique a un effet protecteur sur les aliments contaminés par des mycotoxines, en particulier les aflatoxines fongiques. L’aflatoxine B1, par exemple, provoque de graves lésions de l’ADN. C’est l’agent cancérigène le plus puissant jamais testé ; il affecte principalement le foie et les poumons. De plus, elle a un effet immunotoxique et provoque des malformations congénitales ainsi que des décès chez les animaux d'élevage et chez l'homme. Le traitement à l'acide borique a permis d'améliorer la résistance de l'ADN aux dommages oxydatifs causés par l'aflatoxine B1. Le puissant effet fongicide de l'acide borique explique bien sûr pourquoi il a traditionnellement été utilisé comme conservateur alimentaire.

Le borax peut – à l’instar de la solution d’iode de Lugol, elle aussi critiquée – être utilisé pour éliminer le fluorure et les métaux lourds accumulés dans l’organisme.16 Le fluorure est nocif pour les os, provoque des calcifications dans la glande pinéale et entraîne une hypothyroïdie. Le borax réagit avec les ions fluorure pour former des fluorures de bore, qui sont ensuite éliminés dans l’urine.

Une étude chinoise a testé le borax pour traiter 31 patients souffrant de fluorose squelettique. Au cours de la période d’essai de trois mois, la dose a été progressivement augmentée de 300 à 1 100 milligrammes par jour, avec une semaine d’arrêt par mois. À l’issue du traitement, des améliorations de 50 à 80 % ont été constatées.

Une participante au forum souffrait depuis plus de dix ans de fibromyalgie et de rosacée, du syndrome de fatigue chronique et de douleurs de l’articulation temporo-mandibulaire (dysfonctionnement cranio-mandibulaire). Elle soupçonnait le fluorure d’en être la cause. Elle a dissous 1/8 de cuillère à café de borax et 1/8 de cuillère à café de sel marin dans un litre d’eau sans chlore et a bu ce mélange cinq jours par semaine. En l’espace de deux semaines, sa peau s’est éclaircie, les rougeurs se sont estompées et sa température corporelle s’est normalisée. Elle a retrouvé de l’énergie et a pu réduire progressivement son excès de poids. Le seul effet secondaire a été une aggravation initiale des symptômes de sa rosacée.

Un autre témoignage parle de lui-même :

« Il y a sept ans, j’ai eu un cancer de la thyroïde, l’année suivante une insuffisance surrénale, puis une ménopause précoce, un an plus tard un prolapsus utérin et une ablation de l’utérus. L’année d’après, la fibromyalgie et une neuropathie. Enfant, j’ai toujours bu de l’eau fluorée et pris des comprimés de fluor. À l’automne 2008, j’étais au bord de l’invalidité totale. Je pouvais à peine marcher, je ne dormais pas à cause de la douleur. Je vomissais tous les jours à cause de mes maux de dos. … Après avoir lu des articles sur le fluor, j’ai compris d’où venaient mes problèmes. J’ai commencé une cure de détoxification au borax à raison de 1/8 de cuillère à café dans un litre d’eau, et au bout de trois jours, mes symptômes avaient presque disparu. »

Métabolisme du calcium et du magnésium

Le calcium et le magnésium sont des antagonistes dans l'organisme humain. Mais ils coopèrent également entre eux. Environ la moitié du magnésium total présent dans l'organisme se trouve dans les os, l'autre moitié à l'intérieur des cellules des tissus et des organes. Seul 1 % se trouve dans le sang. Les reins maintiennent ce taux constant en en éliminant plus ou moins par l'urine.

En revanche, 99 % du calcium se trouve dans les os et le reste dans le liquide extracellulaire. Les muscles se contractent lorsque le calcium pénètre dans les cellules et se relâchent lorsqu’il en est expulsé et que le magnésium prend sa place. Ce pompage cellulaire nécessite beaucoup d’énergie. Si les cellules manquent d’énergie, le calcium peut s’accumuler à l’intérieur. Ce déficit énergétique peut être causé par le Candida, mais aussi par un trouble du métabolisme des glucides ou des lipides, une mauvaise alimentation ou l’accumulation de déchets métaboliques et de toxines.

De ce fait, les muscles ne peuvent pas se détendre complètement, ils se raidissent et deviennent plus sujets aux crampes. La circulation sanguine et le flux lymphatique sont perturbés. Plus la quantité de calcium passant des os vers les tissus mous est importante, plus le problème s'aggrave. Le calcium peut également s’accumuler dans les cellules nerveuses, ce qui entraîne des perturbations dans la transmission des impulsions nerveuses. Dans le cristallin, il provoque la cataracte. La calcification croissante des glandes endocrines perturbe la sécrétion hormonale et entrave le fonctionnement de toutes les cellules.

De plus, la calcification entraîne une carence intracellulaire en magnésium. Le magnésium est nécessaire à l’activation de nombreuses enzymes ; sa carence entraîne une production d’énergie moins efficace, voire bloquée. De plus, un excès de calcium endommage les membranes cellulaires. Cela entrave l’entrée des nutriments dans les cellules et l’élimination des déchets métaboliques. Si le taux de calcium intracellulaire devient trop élevé, les cellules meurent.

C’est là que réside l’importance du bore dans la régulation des fonctions des membranes cellulaires, notamment en ce qui concerne le passage du calcium et du magnésium. Une carence en bore entraîne une accumulation excessive de calcium dans les cellules, et le magnésium ne peut pas y pénétrer pour le remplacer. Ce problème et les maladies qui y sont associées touchent principalement les personnes âgées. Chez les personnes jeunes et en bonne santé, un rapport calcium-magnésium de 2:1 est normal. Une bonne alimentation permet de garantir cet équilibre. Plus nous vieillissons, plus nous avons besoin de magnésium et moins nous avons besoin de calcium.

Pour que le bore puisse exercer pleinement son effet de décalcification des tissus, un apport suffisant en magnésium est nécessaire. Chez les patients âgés, je recommande 400 à 600 milligrammes, à prendre répartis sur la journée avec la dose de borax ; en cas de problèmes articulaires chroniques, j’ajoute du magnésium transdermique (patch cutané). Par voie orale, le magnésium peut toutefois avoir un effet laxatif ; il peut être nécessaire d’ajuster la dose en conséquence. Je doute qu’une supplémentation en calcium soit nécessaire et utile, même en cas d’ostéoporose. À mon avis, les personnes concernées ont stocké suffisamment de calcium dans les tissus mous, là où il n’a pas sa place. Une supplémentation en bore et en magnésium devrait permettre de rediriger ce calcium mal placé vers les os. Je considère que l’accent mis par la médecine conventionnelle sur des apports élevés en calcium équivaut à un vieillissement accéléré sur ordonnance.

Quoi et en quelle quantité ?

Dans certains pays, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, on trouve encore du borax dans les rayons ménagers des supermarchés et des drogueries. Il n’existe pas de borax « de qualité alimentaire » dans le commerce, et cela n’est d’ailleurs pas nécessaire. L’étiquette indique généralement que le produit est pur à 99 %, ce qui garantit une utilisation sans danger. Il s’agit également de la norme légale pour son utilisation en agriculture. Jusqu’à 1 % de résidus d’extraction et de raffinage sont autorisés. L’acide borique, s’il est disponible, peut être utilisé en quantité correspondant à environ les deux tiers de la dose de borax. Commencez par dissoudre une cuillère à café légèrement bombée de borax (cinq à six grammes) dans un litre d’eau potable sans chlore ni fluor. Vous obtenez ainsi votre concentré. Versez-le dans un flacon que vous conserverez hors de portée des jeunes enfants.

Dose standard = environ une cuillère à café (cinq millilitres) de concentré. Elle contient 25 à 30 milligrammes de borax et vous apporte trois milligrammes de bore. Commencez par prendre une dose standard par jour au moment d’un repas. Si vous vous sentez bien, ajoutez une dose supplémentaire lors d’un autre repas. Si vous ne présentez pas de problèmes de santé particuliers, vous pouvez prendre de manière permanente une à deux doses standard par jour. Cette quantité convient également comme dose d’entretien.

Augmentez la quantité à trois doses standard ou plus si vous souffrez de maladies telles que l'arthrose ou l'ostéoporose et des problèmes qui y sont liés. Il en va de même en cas de raideurs articulaires liées à l'âge, si vous êtes en pleine ménopause ou si vous souhaitez stimuler la production d'hormones sexuelles. Répartissez cette quantité sur toute la journée. Poursuivez ce traitement pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que vous sentiez que vos problèmes se sont nettement améliorés. Revenez ensuite à une à deux doses standard par jour.

Si vous souhaitez essayer les doses plus élevées recommandées sur www.earthclinic.com pour le traitement de la candidose et l’élimination du fluor, utilisez la solution concentrée comme suit :

Dose faible pour les personnes minces et de poids normal : 100 millilitres (ce qui correspond à environ 1/8 de cuillère à café de poudre de borax) ; à boire réparti sur la journée.

Dose élevée pour les personnes en surpoids : 200 millilitres (environ 1/4 de cuillère à café de poudre de borax) ; à boire réparti sur la journée.

Commencez toujours par la dose standard et augmentez progressivement la prise jusqu'à la quantité souhaitée. Prenez la dose maximale quatre à cinq jours par semaine, aussi longtemps que nécessaire. La solution de borax est assez alcaline et a un goût savonneux à forte concentration. Vous pouvez masquer ce goût avec du jus de citron, du vinaigre ou de l'acide ascorbique.

Le borax et l'acide borique ont été classés en Europe comme toxiques pour la reproduction et ne sont plus en vente libre dans l'UE depuis décembre 2010. En Suisse, le borax est encore disponible à l'heure actuelle (septembre 2012) 17, mais son expédition vers l'Allemagne n'est pas autorisée. Vous pouvez toutefois le commander ici en petites quantités (20 à 50 grammes) en pharmacie sous forme de produit anti-fourmis.

Les comprimés de bore (généralement contenant trois milligrammes de bore) sont disponibles dans les magasins diététiques ou peuvent être commandés sur Internet. Elles contiennent du bore sous forme liée, et non sous forme ionique comme c’est le cas pour le borax ou l’acide borique. Elles conviennent généralement comme complément alimentaire, mais je ne m’attends pas à ce qu’elles agissent contre le Candida et les mycoplasmes, ni qu’elles apportent un soulagement rapide contre l’arthrose, l’ostéoporose et les troubles de la ménopause. La plupart des études scientifiques et des expériences personnelles portent sur le borax ou l’acide borique. Afin d’en renforcer l’efficacité, je recommande de prendre trois comprimés de bore ou plus, répartis tout au long de la journée, sur une période prolongée, en association avec un apport suffisant en magnésium et un traitement antimicrobien adapté. 18 .

Effets indésirables possibles

Les effets secondaires des produits pharmaceutiques sont généralement indésirables, voire souvent dangereux. En revanche, dans le cas des remèdes naturels tels que le borax, il s’agit le plus souvent de réactions curatives ayant un effet bénéfique à long terme. La réaction de Herxheimer, qui survient lors de l’élimination du Candida, est la plus fréquente.

Certains des messages de forum cités ci-dessus font état d’une amélioration rapide en l’espace de quelques jours. Il s’agit toujours d’une réponse fonctionnelle de l’organisme. Des taux élevés de calcium dans les cellules provoquent souvent des contractions musculaires douloureuses accompagnées de crampes ou de spasmes. Le bore, notamment en association avec le magnésium, peut entraîner une relaxation musculaire rapide et soulager la douleur.

En cas de calcifications importantes et de longue date, cette grande quantité de calcium ne peut toutefois pas être redistribuée en peu de temps. L'augmentation du taux de calcium dans les zones touchées, en particulier au niveau des hanches et des épaules, peut entraîner des problèmes pendant une période prolongée. Des crampes et des douleurs intenses, ainsi que des troubles circulatoires et des sensations anormales, peuvent apparaître. Des troubles nerveux au niveau des mains et des pieds peuvent se manifester par une sensation d’engourdissement ou une diminution de la sensibilité cutanée. Les quantités importantes de calcium et de fluorure doivent passer par les reins et peuvent provoquer temporairement des douleurs rénales. De telles réactions de guérison sont malheureusement inévitables si l’on souhaite parvenir à un meilleur état de santé général.

Si vous remarquez des effets secondaires désagréables, réduisez la dose de borax ou arrêtez la prise jusqu’à ce que le problème disparaisse. Augmentez ensuite progressivement la dose. Il s’est avéré utile d’augmenter considérablement l’apport en liquides contenant des acides organiques tels que le jus de citron, l’acide ascorbique et le vinaigre. Il est également bénéfique d’améliorer la circulation lymphatique en faisant du trampoline, en marchant ou en adoptant des positions la tête en bas, comme le poirier, la suspension et autres postures similaires.

Est-ce toxique ou non ?

Les autorités sanitaires s'inquiètent de la toxicité potentielle du bore. En lisant ce qui suit au sujet du chlorure de sodium (sel de table), vous vous inquiéterez sans doute vous aussi. 19

« Toxicité orale aiguë (DL50 – la dose à laquelle la moitié des animaux de laboratoire meurt) : 3 000 mg/kg (rat). Effets chroniques chez l’homme : mutagène sur les cellules somatiques des mammifères. Légèrement dangereux en cas de contact cutané, d’ingestion ou d’inhalation. Dose létale la plus faible publiée (par voie orale) chez l’homme : 1 000 mg/kg. Nocif pour le fœtus chez l’homme par voie placentaire (fœtotoxicité, fausse couche), peut augmenter le risque de toxémie gravidique chez les femmes prédisposées. Peut provoquer des troubles de la fertilité et des malformations congénitales chez les animaux, en particulier chez les rats et les souris (fœtotoxicité, avortement, anomalies musculo-squelettiques) ; chez la mère, lésions des ovaires et des trompes de Fallope. Risque de mutation génétique (mutagène). La consommation de grandes quantités peut entraîner des troubles gastriques accompagnés de nausées et de vomissements. Peut provoquer des troubles du comportement (spasticité musculaire / spasmes, somnolence). Altération des organes sensoriels, du métabolisme et du système cardiovasculaire. Une ingestion prolongée peut entraîner une déshydratation, une surcharge des organes et un coma. »

Comparez cela avec la fiche de données de sécurité n° 20 du borax :

« Faible toxicité orale aiguë ; DL50 chez le rat : 4 500 à 6 000 mg/kg de poids corporel. Toxicité pour la reproduction / effets sur le fœtus : des essais sur des rats, des souris et des chiens montrent, à forte dose, des effets sur la fertilité et les testicules. Des études sur l’acide borique menées chez le rat, la souris et le lapin montrent, à forte dose, des effets sur le développement fœtal, notamment une perte de poids et de légères altérations squelettiques. Les quantités administrées étaient plusieurs fois supérieures à celles auxquelles les êtres humains sont normalement exposés. Aucun signe de cancérogénicité n’a été observé chez la souris. Une série d’études de mutagénicité à court terme n’a révélé aucun effet mutagène. Des études épidémiologiques n’ont mis en évidence aucune augmentation des maladies pulmonaires chez les personnes exposées de manière chronique à la poussière de borax dans le cadre de leur activité professionnelle, ni aucun effet sur la fertilité. »

Le sel de table serait donc 50 à 100 % plus toxique que le borax et altérerait le patrimoine génétique ; le borax est inoffensif à cet égard. Les enfants sont les plus exposés en cas d'ingestion de quantités importantes de borax. Selon certaines estimations, cinq à dix grammes pourraient provoquer de violents vomissements et une diarrhée, et entraîner un état de choc, voire la mort. La dose réellement mortelle est toutefois mal documentée dans la littérature. Les données suivantes concernant les intoxications proviennent de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). 21, 22

Un rapport portant sur 784 cas d’intoxication dus à l’ingestion accidentelle de 10 à 88 grammes d’acide borique ne fait état d’aucun décès. 88 % des cas étaient asymptomatiques, c’est-à-dire qu’aucun effet n’a été constaté. Chez certains enfants et adultes ayant ingéré plus de 84 milligrammes de bore par kilogramme (ce qui correspond à plus de 40 grammes de borax pour un poids corporel de 60 kilogrammes), des effets ont toutefois été observés au niveau du système gastro-intestinal, cardiovasculaire, hépatique, rénal et du système nerveux central. Des affections cutanées telles que des dermatites et des érythèmes sont apparues. Des décès ont également été signalés.

Les essais sur les animaux ont montré que la toxicité pour la reproduction était l'effet indésirable le plus grave lié à la consommation de bore. Chez le rat, la souris et le chien, des lésions au niveau des testicules et des spermatozoïdes sont apparues après plusieurs semaines à des doses supérieures à 26 milligrammes de bore par kilogramme (ce qui correspond à 15 grammes de borax par jour pour un poids corporel de 60 kilogrammes). Le principal risque concerne le développement du fœtus, les rats ayant été les plus touchés. Dans une étude, une légère diminution du poids corporel des fœtus a été observée dès une administration quotidienne de 13,7 milligrammes de bore par kilogramme pendant la gestation. Une dose quotidienne inférieure à 13,7 milligrammes par kilogramme de poids corporel a été fixée comme dose sûre (sans effet), ce qui correspond à environ sept grammes de borax par jour pour un poids corporel de 60 kilogrammes. Si l’on ajoute un facteur de sécurité, on obtient comme dose sans effet une dose quotidienne de 9,6 milligrammes de bore par kilogramme, soit cinq grammes de borax pour un poids corporel de 60 kilogrammes.

Une étude menée sur des rats sur trois générations n’a toutefois révélé aucune toxicité pour la reproduction (ni chez les parents, ni chez la progéniture) à une dose quotidienne de 30 milligrammes de bore par kilogramme. Pour un poids corporel de 60 kilogrammes, cette dose correspond à 17 grammes de borax par jour, pris sur trois générations !

Une autre étude portant sur trois générations n'a révélé aucun problème à raison de 17,5 milligrammes de bore par kilogramme par jour (ce qui correspond à neuf grammes de borax pour un poids de 60 kilogrammes). La dose supérieure testée, soit 58,5 milligrammes par kilogramme (30 grammes de borax pour 60 kilogrammes), a toutefois entraîné une infertilité. On peut donc supposer que la dose sans risque pour la reproduction peut atteindre environ 20 grammes par jour pour un poids corporel de 60 kilogrammes.

Les études menées chez l’homme n’ont révélé aucun indice laissant supposer que le borax puisse nuire à la fertilité. Les personnes étudiées étaient des travailleurs du secteur de l’extraction et de la transformation du bore, ainsi qu’une partie de la population turque exposée à des concentrations élevées de bore dans l’eau potable et dans le sol. Une étude fait même état d’une fertilité accrue (par rapport à la moyenne américaine) chez les travailleurs du secteur de la production de borax. Ce sont là des conclusions importantes. En effet, les effets néfastes potentiels sur la fertilité et le fœtus in utero (résumés sous le terme de « toxicité pour la reproduction ») constituent la raison officielle de la campagne actuelle contre le borax. La fiche de données de sécurité du chlorure de sodium citée ci-dessus précise également :

« Le chlorure de sodium est utilisé dans certaines études sur la reproduction pour démontrer l’absence d’effet (témoin négatif). Cependant, il a également été démontré, à titre d’exemple, que presque tout produit chimique peut provoquer des malformations fœtales lors d’essais sur les animaux, si les conditions de l’étude sont convenablement définies. »

Gardez cela à l’esprit lorsque vous lirez ce qui suit.

L'attaque contre Borax

Environ 30 % de la population des pays occidentaux souffre d’arthrite et d’arthrose sous leurs différentes formes, ainsi que d’ostéoporose, une maladie qui y est associée. En raison du nombre élevé de fractures, l’ostéoporose est responsable de plus d’hospitalisations de longue durée que toute autre maladie. Les fractures de la hanche, en particulier, nécessitent beaucoup de temps pour guérir. Pour l’industrie médicale et pharmaceutique, cela représente une source de revenus considérable. Si l’approche thérapeutique à base de bore et de magnésium venait à être connue du grand public, cette source pourrait se tarir et le système s’effondrerait. Comme il s’agit du secteur industriel le plus important et le plus rentable au monde, cela ne doit bien sûr pas se produire.

Lorsque le Dr Newnham a découvert son traitement contre l'arthrose, cela n'a dans un premier temps pas posé de problème majeur aux laboratoires pharmaceutiques. Les informations se propageaient lentement et pouvaient être facilement étouffées. Aujourd'hui, la situation a radicalement changé avec l'arrivée d'Internet. L'industrie pharmaceutique finance une grande partie de la recherche. Jusqu'à présent, elle n'a fait aucun effort pour reproduire les résultats du Dr Newnham ou d'autres études positives. Au lieu de cela, les fonds sont consacrés au développement de médicaments à base de bore brevetables dont le champ d'application est limité, par exemple en chimiothérapie, ou à des recherches visant à discréditer le bore. Ainsi, une expérience en éprouvette a montré qu’une dose relativement faible de borax, à savoir quatre grammes, pouvait endommager les lymphocytes. Une étude antérieure de ce type avait d’ailleurs démontré que les compléments en vitamine C étaient toxiques. La plupart des études positives sur le borax proviennent aujourd’hui de Chine, du Japon et de Turquie.

PubMed est une base de données financée par des fonds publics qui recense les publications de recherche biomédicale. D’autres articles de Newnham, R. E. et Zhou, L. Y. y figurent toujours, mais les deux travaux importants mentionnés plus haut (concernant l’étude sur l’arthrose menée au Royal Melbourne Hospital et le traitement de la fluorose squelettique au borax en Chine) ont entre-temps disparu. Ils ont pourtant leur place dans cette base de données et y figuraient apparemment à l’origine. Je soupçonne qu’ils ont été supprimés délibérément afin qu’ils ne puissent pas être cités dans d’autres travaux.

De plus, on consacre de plus en plus d’énergie à diaboliser publiquement le borax en raison de ses effets prétendument toxiques sur la reproduction. J’ai par exemple lu récemment un article rédigé par un « chercheur principal » de l’Environmental Working Group, une organisation environnementale américaine « verte ». Les dangers supposés du borax y étaient tellement exagérés que la plupart des commentaires des lecteurs allaient finalement dans le sens suivant :

« Merci de m’avoir ouvert les yeux. Je ne savais pas du tout à quel point le borax était toxique et dangereux, et je ne l’utiliserai certainement plus pour faire la lessive ni pour nettoyer ma cuisine et mes toilettes. »

Il s’agit manifestement d’une campagne ciblée visant à faire passer l’interdiction du borax auprès de la population pour un acte bienfaisant. Dans les produits d’entretien et les lessives, le borax a entre-temps été remplacé par un substitut. C’est l’UE qui a lancé cette campagne : en juin 2010, le borax et l’acide borique ont été classés comme « toxiques pour la reproduction – catégorie 2 ».

Cela signifie qu’à forte dose, ces substances sont considérées comme toxiques pour le fœtus et dangereuses pour la reproduction. Le symbole d’avertissement de toxicité (crâne et os croisés) doit figurer sur l’emballage. Depuis décembre 2010, ces substances ne sont plus disponibles dans le commerce au sein de l’UE. Cette classification s’applique désormais à l’ensemble de l’Europe – les pays non membres de l’UE disposent toutefois encore d’une certaine marge de manœuvre en matière de vente. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du SGH (Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques), qui doit être mis en œuvre dès que possible en dehors de l’Europe également. L’Australie est déjà bien avancée dans la mise en œuvre du SGH pour les produits chimiques industriels ; de nouvelles réglementations sont attendues pour l’année 2012. 23

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a justifié la reclassification des produits à base de bore comme suit (paraphrasé) :

« Les données disponibles ne montrent pas de différences significatives entre les animaux de laboratoire et l’être humain. On peut donc supposer que les effets observés chez les animaux pourraient également se produire chez l’être humain. Les études épidémiologiques menées chez l’être humain ne sont pas suffisantes pour exclure les effets nocifs des borates inorganiques sur la fertilité. Une dose de 17,5 milligrammes de bore par kilogramme par jour a été déterminée comme NO-AEL (No Observed Adverse Effect Level ; dose à laquelle aucun effet nocif n’est observable) pour la fertilité des animaux mâles et femelles. Chez les rats, une diminution du poids fœtal a été observée à une dose de 13,5 milligrammes de bore par kilogramme par jour. Une limite maximale de sécurité de 9,6 milligrammes par kilogramme par jour a été établie. » 24

Ce qu’ils veulent vraiment dire :

« Nous ne disposons d’aucune donnée concernant l’être humain. Les essais sur les animaux suggèrent que la consommation quotidienne d’environ deux cuillères à café de borax ne compromet pas la fertilité chez l’être humain. Cependant, pour nous assurer à 100 % que personne ne subisse de préjudice, nous l’interdisons totalement. »

Il est important de noter que cette décision ne concerne en aucun cas le borax présent dans les denrées alimentaires ou les compléments alimentaires, où il est déjà interdit. Elle concerne uniquement son utilisation générale, par exemple dans les produits d’entretien et les lessives, ou comme insecticide. Comme le borax ne peut pas être facilement inhalé ni absorbé par contact cutané, il est difficile d’imaginer comment, dans des conditions normales d’utilisation, ne serait-ce que quelques milligrammes par jour pourraient pénétrer dans l’organisme. Si l’on appliquait la même norme à tous les produits chimiques, il n’en resterait plus aucun.

L'étude sur laquelle repose cette classification a été publiée en 1972. Pourquoi la ressort-on justement maintenant pour justifier l'interdiction du borax ? Au cours des 40 dernières années, personne ne s'y est intéressé. D'un point de vue scientifique, cela n'a aucun sens, d'autant plus que le substitut du borax est principalement composé de percarbonate de sodium, qui est trois fois plus toxique que le borax (les valeurs de DL50 orale aiguë chez les animaux se situent entre 1 034 et 2 200 milligrammes par kilogramme par jour). 25. Même le bicarbonate de sodium (bicarbonate de soude), souvent utilisé, est presque deux fois plus toxique que le borax (DL50 de 3 360 milligrammes par kilogramme). 26. Aux doses élevées qui provoquent des troubles de la fertilité chez les rats et les souris, ces deux substances chimiques n’ont jusqu’à présent pas fait l’objet de tests de toxicité reproductive à long terme.

Il en va de même pour les lessives en poudre, pour lesquelles on indique qu’aucune toxicité n’est à craindre en cas d’utilisation conforme, ou bien qu’aucun test de toxicité pour la reproduction n’a été effectué. Certains composants de ces produits sont plus toxiques que le borax. Pourquoi leur utilisation est-elle autorisée, alors que celle du borax ne l’est pas ? Et qu’en est-il des substances réellement dangereuses telles que la soude caustique et l’acide chlorhydrique ? Pourquoi restent-elles en vente, alors que l’un des produits chimiques ménagers les plus sûrs est interdit, bien qu’il soit absolument impossible, lorsqu’il est utilisé correctement, qu’il cause le moindre préjudice à la fertilité humaine ?

Malgré l’absence de preuves scientifiques, tout est désormais mis en œuvre pour retirer à court terme le borax et l’acide borique du marché mondial. Même les comprimés de bore, à faible dosage et moins efficaces, sont strictement surveillés par l’industrie pharmaceutique. Leur vente peut être restreinte à tout moment par les dispositions du Codex Alimentarius. L’industrie pharmaceutique a ainsi maîtrisé tous les dangers liés au borax et assuré ses profits ainsi que sa survie.

Liens vers des articles et des livres

1. Benderdour, Mohamed - Bui-Van, Tuan – Dicko, Amadou – Belleville, François : In vivo and in vitro effects of boron and boronated compounds

2. Newnham Rex E. : Arthritis : The Mainstay Of The “Health Industry” - The Disease That “Health” Authorities Don’t Want Cured

3. Newnham Rex E. : Essentiality of Boron for Healthy Bones and Joints

4. Newnham Rex E. : Agricultural Practices Affect Arthritis

5. Travers Richard L. - Rennie George C. - Newnham Rex E. : Boron and Arthritis: The Results of a Double-blind Pilot Study

6. Last, Walter : Arthritis And Rheumatism

7. Last, Walter : Overcoming Arthritis

8. Xu, P. - Hu, W. B. - Guo, X. - Zhang, Y. G. - Li, Y. F. - Yao, J. F. - Cai, Q. K. : Therapeutic effect of dietary boron supplement on retinoic acid-induced osteoporosis in rats

9. BORON * iThyroid.com

10. Naghii, Mohammad Reza - Mofid, Mahmoud - Asgari, Ali Reza - Hedayati, Mehdi – Daneshpour, Maryam-Saddat : Comparative effects of daily and weekly boron supplementation on plasma steroid hormones and proinflammatory cytokines

11. Harvey, D.: BORON * Le Magazine, 08.2006

12. Boron vs Borax: Key Differences, Uses, and Which Is Right for You * www.earthclinic.com

13. De Seta, Francesco - Schmidt, Martin - Vu, Bao - Essmann, Michael - Larsen, Bryan : Antifungal mechanisms supporting boric acid therapy of Candida vaginitis

14. Iavazzo, Christos - Gkegkes, Ioannis D. - Zarkada, Ioanna M. - Falagas, Matthew E. : Boric acid for recurrent vulvovaginal candidiasis: the clinical evidence

15. Turkez, Hasan - Geyikoglu, Fatime : Boric acid: a potential chemoprotective agent against aflatoxin b1 toxicity in human blood

16. Natural Detox Remedies for Fluoride Poisoning & Overload * www.earthclinic.com

17. Borax Extrarein-01 * supergenial.ch

18. Last, Walter : The Ultimate Cleanse ; deutsche Übersetzung: Die ultimative Reinigung : NEXUS Magazin, 2009

19. Sodium Chloride MSDS * www.sciencelab.com

20. Borax Decahydrate MSDS * hillbrothers.com

21. CDC Toxic Profiles: BORON 2. Relevance To Public Health * www.atsdr.cdc.gov

22. United States Environmental Protection Agency: „Boric Acid / Sodium Borate Salts“ * www.regulations.gov

23. Globally Harmonized System of Classification and Labelling of Chemicals * en.wikipedia.org

24. Boric Acid * European Chemical Agency (ECHA)

25. Sodium Percarbonate * Oecd Sids

26. Sodium bicarbonate MSDS * www.sciencelab.com

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